Quel type de site te faut-il ? Sept questions pour trancher

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Tu veux un site. Tu ouvres une IA, tu écris « fais-moi un site pour mon activité », et tu reçois quelque chose de correct qui ne te va pas. Tu n’arrives pas à dire pourquoi. Tu reformules, tu recommences, et au bout de trois soirées tu laisses tomber.

Trois réponses suffisent à trancher : faut-il un compte, est-ce que de l’argent change de main, et est-ce que le contenu bouge souvent. Sans compte ni paiement, c’est un site vitrine. Avec paiement, une boutique. Avec compte, une application, soit cinq fois plus de travail. Et parfois, une page de contact suffit.

Le problème n’est pas l’outil. C’est que tu lui as demandé de choisir à ta place des choses que toi seul peux décider — et tu ne les as pas décidées, parce que personne ne t’a jamais posé les bonnes questions.

Ce que tout le monde te dit, et pourquoi ça ne t’aide pas

Cherche « quel type de site choisir » et tu tombes sur la même page partout : un tableau qui compare le site vitrine, le blog et la boutique. C’est exact, et c’est inutilisable. Ces pages te décrivent des catégories abstraites en te laissant deviner dans laquelle tu tombes. Elles sont d’ailleurs presque toutes écrites par des agences, dont le métier est de te vendre la catégorie la plus chère.

Cherche « créer un site avec l’IA » et tu tombes sur des classements d’outils. Tu ne sais toujours pas quoi construire, mais tu sais désormais avec quoi ne pas savoir.

Il manque l’étape d’avant. Celle où on ne te demande pas quel site tu veux — tu l’ignores, c’est justement le problème — mais où on te pose des questions sur ce que tu connais déjà : ton activité, tes clients, ce que tu rates aujourd’hui.

Les trois questions qui décident presque tout

Sur les sept qui servent à cadrer un projet, trois suffisent à déterminer sa nature. Elles n’ont l’air de rien et elles engagent des mois de travail.

Est-ce que quelqu’un doit être reconnu d’une visite à l’autre ? Autrement dit : faut-il créer un compte et se connecter. C’est la question qui sépare un site d’une application, et elle multiplie le travail par cinq. C’est aussi la seule qui ne se rattrape pas après coup.

Est-ce que de l’argent change de main sur l’écran ? Si oui, tu ne construis pas un site, tu ouvres un commerce : conditions de vente, remboursements, taxes, litiges. La partie juridique pèsera autant que la partie technique.

Est-ce que ce qui s’affiche change souvent ? Une fois par an, une fois par semaine ou en permanence : trois projets radicalement différents, avec trois façons de s’en occuper.

Croise les trois réponses et le type sort tout seul.

Compte Argent Ça change C’est
non non rarement un site vitrine
non non souvent un site de contenu
non oui une boutique
oui non une application
oui oui un service par abonnement

Les quatre autres questions ne servent pas à choisir le type. Elles servent à dimensionner : ce que ton projet doit contenir, ce qu’il ne doit surtout pas contenir, et par quel bout le commencer.

La question que personne ne pose

Il arrive régulièrement que les réponses décrivent un besoin qu’une page de contact, une fiche professionnelle bien tenue ou un simple tableau partagé règlent entièrement.

Dans ce cas, la bonne réponse est : ne construis rien.

Tu ne liras ça nulle part ailleurs, et c’est logique — une agence n’a aucune raison de te faire économiser un mois de travail, et un comparateur d’outils est payé au clic. Pose-toi quand même la question avant de commencer, parce qu’après, tu auras un site à entretenir pour toujours.

Ce qu’un site doit contenir, et ce qu’il ne doit pas

Une fois le type connu, la composition se décide en trois listes.

Il y a ce qui se voit : les pages, dans l’ordre où un visiteur en a besoin. Pour la plupart des activités, quatre suffisent.

Il y a ce qui ne se voit pas, et qui fait l’essentiel de l’écart entre un résultat amateur et un résultat professionnel : la page qui s’affiche quand une adresse n’existe pas, le fait que les adresses ne changent jamais, le temps de chargement sur un téléphone en 4G, les images décrites pour ceux qui ne les voient pas, les mentions obligatoires, la sauvegarde. Un débutant n’y pense jamais. C’est pourtant ce qui se remarque immédiatement quand ça manque.

Et il y a ce qu’il ne faut pas mettre, la liste que personne n’écrit : le défilement d’images en haut de page, la fenêtre qui surgit à l’arrivée, la page de présentation quand on travaille seul, le blog qu’on n’alimentera pas. Chaque élément ajouté est une chose à écrire, à relire et à corriger pendant des années.

Et ensuite : construire dans le bon ordre

Une fois que tu sais quoi construire, reste à savoir dans quel ordre — et c’est là que se perdent la plupart des projets.

L’erreur universelle consiste à lancer toutes les pages en même temps. On se retrouve avec huit pages à moitié faites dont aucune ne fonctionne, on ne sait plus par où reprendre, et c’est le moment exact où on abandonne. La méthode inverse tient en une phrase : on finit une seule page entièrement, jusqu’au formulaire qui envoie vraiment un message qu’on reçoit vraiment, avant d’en commencer une deuxième.

L’apparence, elle, vient en dernier. Un résultat laid qui fonctionne s’embellit en une soirée ; un beau résultat qui ne fonctionne pas se jette.

Ce qui existe pour t’éviter tout ça

Poser les sept questions, en déduire la composition, écrire le plan et lancer la construction : ça se fait à la main, et cet article te donne de quoi commencer.

Ça se fait aussi tout seul. Le cadre complet contient un fichier que tu donnes à ton IA et qui la fait mener l’entretien à ta place : elle te pose les sept questions une par une, en déduit ce que tu construis, te dit ce que ton projet doit contenir — y compris ce que tu n’as pas demandé —, écrit le plan dans ton projet pour qu’il survive à la fermeture, et enchaîne directement sur la première page. Tu n’as rien à remplir et rien à retenir.

Il contient aussi les messages exacts à envoyer ensuite, dans l’ordre, avec ce que tu dois recevoir en retour à chaque fois et le signe que ça part de travers.

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Questions fréquentes

Je peux commencer petit et agrandir plus tard ?
Oui dans un sens, non dans l’autre. Passer d’un site vitrine à une boutique se fait sans tout refaire. Ajouter des comptes utilisateurs à un site qui n’en prévoyait pas revient à recommencer : c’est la seule décision de cette liste qu’on ne rattrape pas.
Combien de pages pour un site vitrine ?
Quatre suffisent presque toujours : ce que tu fais, pour qui, combien, comment te joindre. Chaque page en plus est une page à écrire, à relire et à corriger pendant des années. Quatre pages finies battent douze pages à moitié faites.
Et si je me trompe de type au départ ?
Tu le découvres au moment où tu bloques, généralement après plusieurs soirées. C’est exactement ce que les sept questions évitent : elles prennent dix minutes et elles se posent avant la première ligne, pas après.

Sources

  1. iPaoo — différences entre site vitrine et site e-commerce — consultée le
  2. Periwinkle — choisir entre site vitrine, catalogue, e-commerce ou institutionnel — consultée le